De'Longhi vs Philips : quelle machine à grain choisir ?
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Sur le marché de la machine à café à grain, deux marques écrasent tout : De'Longhi, l'Italien historique, et Philips, le Néerlandais qui a démocratisé l'automatique avec sa carafe LatteGo. Choisir l'une ou l'autre, ce n'est pas comparer deux fiches techniques presque identiques (15 bar, 1,8 L, réservoir à grains). C'est choisir une philosophie. On a mis quatre machines face à face, deux de chaque camp, pour trancher là où ça compte vraiment : le café en tasse, la mousse de lait, et le temps que vous passerez à nettoyer.
⚡ En bref : nos 3 recommandations

De'Longhi Magnifica Evo ECAM 290.61.B
★★★★⯪4.5/5Le camp De'Longhi sans se ruiner : un vrai expresso italien plus la carafe à lait automatique pour les cappuccinos.
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Philips Series 5400 LatteGo EP5447/90
★★★★⯪4.5/5La maison où chacun veut sa boisson lactée, avec un nettoyage réduit au strict minimum.
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De'Longhi Dinamica ECAM 350.35.SB
★★★★☆4.4/5Ceux qui boivent d'abord du café serré ou allongé, et acceptent de mousser le lait à la main.
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| Modèle | Note | L’essentiel | Prix |
|---|---|---|---|
Le meilleur compromis De'LonghiDe'Longhi Magnifica Evo ECAM 290.61.B | ★★★★⯪ | Pression : 15 bar | Voir → |
La reine du lait sans corvéePhilips Series 5400 LatteGo EP5447/90 | ★★★★⯪ | Pression : 15 bar | Voir → |
Notre préférée pour l'expressoDe'Longhi Dinamica ECAM 350.35.SB | ★★★★☆ | Pression : 15 bar | Voir → |
Le ticket d'entrée PhilipsPhilips Series 2200 EP2220/10 | ★★★★☆ | Pression : 15 bar | Voir → |
Notre sélection détaillée
1. De'Longhi Magnifica Evo ECAM 290.61.B
Pression 15 bar · Broyeur meule conique acier, 13 réglages · Système lait carafe LatteCrema (mousse auto) · Réservoir 1,8 L, 250 g de grains · Groupe café amovible, rinçage sous l'eau
- Excellent expresso, bien chaud et corsé
- Carafe LatteCrema qui passe au lave-vaisselle
- Broyeur acier avec 13 crans de mouture
- Interface à icônes rétroéclairées, pas d'écran couleur
- Le broyeur acier reste un peu bruyant
Pour qui ? Le camp De'Longhi sans se ruiner : un vrai expresso italien plus la carafe à lait automatique pour les cappuccinos.
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- De'LonghiECAM290.22.B →
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2. Philips Series 5400 LatteGo EP5447/90
Pression 15 bar · Broyeur 100% céramique, 12 réglages · Système lait carafe LatteGo (2 pièces, sans tuyau) · Boissons 12 recettes, écran tactile couleur · Entretien AquaClean, groupe amovible
- LatteGo : deux pièces, rinçage en 15 secondes
- 12 boissons et écran tactile lisible
- Broyeur céramique silencieux + AquaClean
- Plus chère que l'entrée de gamme
- Assez encombrante sur le plan de travail
Pour qui ? La maison où chacun veut sa boisson lactée, avec un nettoyage réduit au strict minimum.
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3. De'Longhi Dinamica ECAM 350.35.SB
Pression 15 bar · Broyeur meule conique acier, 13 réglages · Café long fonction Doppio+ et Lungo · Réservoir 1,8 L, 300 g de grains · Système lait buse vapeur manuelle
- Très bon café long à l'italienne (Doppio+)
- Écran de contrôle et recettes mémorisables
- Trémie à grains généreuse (300 g)
- Mousse de lait manuelle sur cette version
- Pas de carafe automatique livrée d'origine
Pour qui ? Ceux qui boivent d'abord du café serré ou allongé, et acceptent de mousser le lait à la main.
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- De'LonghiECAM350.15.B →
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4. Philips Series 2200 EP2220/10
Pression 15 bar · Broyeur 100% céramique, 12 réglages · Boissons 2 recettes (expresso, café) · Système lait mousseur classique manuel · Entretien filtre AquaClean, groupe amovible
- Broyeur céramique très silencieux, donné pour 20 000 tasses
- AquaClean : jusqu'à 5 000 tasses sans détartrage
- Simple, compact, prise en main immédiate
- Seulement deux boissons directes
- Mousseur à lait basique, sans automatisme
Pour qui ? Petit budget, café noir au quotidien, et l'envie d'un broyeur céramique silencieux qui dure.
Voir le prix sur Amazon → Lire l'analyse complète →Deux marques, deux écoles
De’Longhi et Philips vendent, à elles deux, l’écrasante majorité des machines à grain en France. Elles se ressemblent sur le papier (15 bar de pression, réservoir de 1,8 L, broyeur intégré) et pourtant elles ne visent pas tout à fait le même buveur.
De’Longhi vient de l’expresso. La marque a construit sa réputation sur le café serré à l’italienne, une buse vapeur pour les puristes, et un catalogue de pièces détachées qu’on trouve dans n’importe quelle boutique. Philips, lui, a pris le problème par l’autre bout : rendre l’automatique le plus simple possible à vivre. D’où le broyeur céramique silencieux, le filtre AquaClean qui repousse le détartrage, et surtout la fameuse carafe LatteGo, sans doute l’argument marketing le plus efficace du secteur.
Voilà l’enjeu du duel. Pas « quelle marque fait le meilleur café » (les deux en font du très bon) mais « quelle philosophie colle à vos habitudes ». Si vous hésitez encore sur les fondamentaux, notre guide pour comment choisir sa machine à grain pose les bases avant d’entrer dans le match.
Le café en tasse : léger avantage De’Longhi
Commençons par ce qui compte le plus. À l’aveugle, la plupart des gens ne sépareraient pas facilement un expresso De’Longhi d’un expresso Philips. Mais quand on tend l’oreille aux amateurs, un motif revient : le café De’Longhi sort un cran plus chaud et un peu plus dense en bouche.
La Dinamica illustre bien cette culture italienne. Sa fonction Doppio+ pousse une extraction longue et intense qui fait un café allongé vraiment réussi, le genre de tasse qu’on boit le matin sans lait. La Magnifica Evo suit la même logique, avec en plus la carafe à lait.
Côté Philips, le café est plus rond, souvent décrit comme plus « lisse ». Ce n’est pas un défaut, c’est un profil. Certains le préféreront franchement. L’écart est réel mais mince, et il s’efface presque totalement dès qu’on prend cinq minutes pour régler la mouture et l’intensité.
Broyeur acier contre broyeur céramique
C’est la différence technique la plus visible entre les deux camps. De’Longhi équipe ses Magnifica et Dinamica de meules coniques en acier, avec 13 crans de réglage. Philips mise sur la céramique 100 %, 12 crans, sur toute sa gamme.
En pratique, qu’est-ce que ça change ?
- Le bruit : la céramique Philips est nettement plus discrète. Si votre cuisine ouvre sur la chambre du bébé, ça compte.
- La chaleur : la céramique chauffe moins la mouture, un argument que Philips met en avant pour préserver les arômes.
- La longévité : Philips annonce environ 20 000 tasses pour ses broyeurs. L’acier De’Longhi est très solide aussi, et surtout facile et pas cher à remplacer le jour où il fatigue.
Verdict sur ce point : match nul. La céramique séduira ceux qui traquent le silence, l’acier rassurera ceux qui pensent réparabilité à long terme. En tasse, honnêtement, personne ne fera la différence.
Le nerf de la guerre : la mousse de lait
Là, le duel devient tranché. C’est même souvent ce critère qui décide de l’achat.
Chez Philips, la carafe LatteGo est un petit tour de force. Deux pièces qui s’emboîtent, aucun tuyau interne où le lait pourrait stagner, un rinçage à l’eau claire en une quinzaine de secondes. On la range au frigo entre deux cappuccinos et c’est réglé. Sur la 5400, elle se couple à un écran tactile et douze recettes : vous appuyez, la machine fait tout.
Chez De’Longhi, deux mondes cohabitent. La Magnifica Evo embarque la carafe LatteCrema, qui produit une mousse d’une finesse remarquable et passe au lave-vaisselle. Excellent, mais avec quelques pièces de plus à gérer que la LatteGo. La Dinamica, elle, s’en tient à une buse vapeur manuelle : plus de contrôle pour qui aime faire son latte art, mais un vrai coup de main à acquérir, et un nettoyage moins immédiat.
Si votre priorité absolue est le cappuccino sans effort, Philips remporte la manche. Pour aller plus loin sur ce critère précis, on détaille tout dans notre comparatif des machines à grain avec mousseur automatique.
Entretien : là où on démonte une idée reçue
On lit parfois que De’Longhi aurait un groupe café amovible et Philips un groupe « fermé ». C’est faux, et autant le dire clairement : les deux marques utilisent un groupe d’infusion amovible que l’on sort et rince sous le robinet. Sur la Magnifica, la Dinamica, la Series 2200 comme la 5400, vous pouvez retirer ce cœur de la machine pour le nettoyer. C’est justement l’un des grands avantages de ces gammes face aux machines premium « scellées » qu’on ne peut pas ouvrir soi-même.
La différence d’entretien est ailleurs, sur deux points :
Le détartrage. Le filtre AquaClean de Philips est un argument sérieux : bien utilisé, il repousse le détartrage jusqu’à 5 000 tasses. De’Longhi propose aussi des filtres à eau, mais réclame en général un détartrage plus fréquent selon la dureté de votre eau. Avantage Philips.
Le nettoyage du lait. On y revient, mais c’est quotidien : la LatteGo est plus simple à rincer que la carafe LatteCrema. Là encore, un point pour Philips.
Sur la durée de vie globale, en revanche, De’Longhi garde un atout de poids : quand une pièce lâche, on la trouve partout et elle ne coûte pas cher. Une machine réparable est une machine qui dure.
L’interface et le confort d’usage
Philips a mis le paquet sur la 5400 : écran tactile couleur, douze boissons, icônes claires. C’est la machine qu’on tend à un invité sans notice. La Series 2200, plus modeste, se contente de boutons simples et de deux recettes, parfait pour un usage café noir sans chichi.
De’Longhi joue une carte plus sobre. La Magnifica Evo affiche des icônes rétroéclairées efficaces mais sans écran couleur, la Dinamica monte d’un cran avec un vrai écran de contrôle et des profils mémorisables. Rien de rédhibitoire, mais si l’aspect « high-tech » vous séduit, Philips a une longueur d’avance sur le haut de sa gamme.
Les critères qui comptent vraiment
Avant de comparer deux marques, il faut savoir ce qu’on regarde. Beaucoup d’acheteurs se noient dans des chiffres qui n’ont aucune incidence sur la tasse. Voici les points qui pèsent réellement, et comment chaque camp se positionne dessus.
La pression et la température
Les deux marques affichent 15 bar. C’est le chiffre roi des fiches produit, et c’est aussi le plus surévalué. Pour extraire un expresso, une pression autour de 9 bar suffit largement ; le reste est un argument commercial. Ce qui change vraiment le goût, c’est la température de l’eau au moment où elle traverse la mouture. Une extraction trop froide donne un café acide et court en bouche. C’est précisément là que De’Longhi grappille son léger avantage : ses machines sortent le café un cran plus chaud, ce qui explique la sensation de corps qu’on lui prête. Ne choisissez jamais une machine sur ses bars. Regardez plutôt les retours sur la chaleur en tasse.
Le broyeur : acier ou céramique
C’est le cœur de la machine, celui qui transforme le grain en mouture. De’Longhi équipe ses modèles de meules coniques en acier, avec 13 crans de réglage. Philips mise sur la céramique, avec 12 crans. L’acier est robuste, un peu plus bruyant, et surtout facile à remplacer sans se ruiner. La céramique tourne plus discrètement, chauffe moins la mouture et affiche une longévité annoncée d’environ 20 000 tasses. Le nombre de crans compte plus que la matière : plus vous avez de réglages, plus vous pouvez affiner votre café selon le grain que vous achetez. Un grain clair et acide se moud plus fin, un grain foncé un peu plus grossier. Douze ou treize crans, c’est confortable des deux côtés. En dessous de cinq ou six crans, on commence à être coincé.
Le groupe d’infusion, amovible ou non
C’est le point où circulent le plus d’idées fausses. Un groupe d’infusion amovible se retire de la machine pour passer sous le robinet une fois par semaine. C’est le geste d’entretien qui protège le mieux votre café des dépôts et des vieux résidus. Bonne nouvelle : sur les quatre machines de ce comparatif, il est amovible. Ni De’Longhi ni Philips ne vous enferment dans un groupe scellé impossible à nettoyer soi-même. C’est un vrai atout de ces gammes face à certaines machines haut de gamme qu’il faut renvoyer en atelier pour un simple entretien. Si vous hésitez un jour avec une autre marque, vérifiez d’abord ce point : un groupe qu’on ne peut pas sortir est un mauvais signe pour la durée de vie.
Le système de lait
C’est le critère qui départage le plus d’acheteurs, et pour cause : c’est celui qu’on subit tous les jours. Trois approches cohabitent chez nos deux marques. La buse vapeur manuelle de la Dinamica offre le plus de contrôle et permet même de s’essayer au latte art, au prix d’un coup de main à acquérir et d’un nettoyage moins immédiat. La carafe LatteCrema de De’Longhi automatise la mousse, la rend très fine et passe au lave-vaisselle, mais compte plusieurs pièces. La carafe LatteGo de Philips fait le pari inverse : deux pièces, aucun tuyau interne, un rinçage sous l’eau claire en une quinzaine de secondes. Posez-vous la vraie question avant d’acheter : combien de boissons lactées par jour, et qui les prépare ? Une personne seule qui boit un cappuccino le matin s’accommode d’une buse manuelle. Une famille qui enchaîne les lattes a tout intérêt à viser une carafe automatique simple à rincer.
L’entretien et le détartrage
Une machine à grain se salit à trois endroits : le groupe d’infusion, le circuit de lait et le circuit d’eau. Les deux premiers dépendent surtout de votre régularité. Le troisième dépend de votre eau. Plus votre eau est calcaire, plus le tartre s’accumule vite dans les circuits, et plus il faut détartrer. C’est ici que Philips marque un point net avec son filtre AquaClean, qui repousse le détartrage jusqu’à 5 000 tasses quand on le change au bon moment. De’Longhi propose aussi des filtres à eau mais réclame en général un détartrage plus fréquent selon la dureté. À l’inverse, De’Longhi garde l’avantage sur les pièces d’usure : quand un joint ou une meule fatigue, on trouve la pièce partout et elle coûte peu. Une machine facile à réparer vieillit mieux qu’une machine qu’on jette au premier pépin.
Le bruit et l’encombrement
Deux critères qu’on néglige au magasin et qu’on maudit à la maison. Le broyeur céramique de Philips est plus silencieux, ce qui compte si la cuisine ouvre sur le salon ou une chambre. L’encombrement, lui, se mesure surtout en profondeur et en hauteur sous les meubles hauts : la 5400, plus complète, prend aussi plus de place sur le plan de travail. Pensez également à la trémie à grains et au réservoir d’eau. Une grande trémie, comme les 300 g de la Dinamica, espace les remplissages ; un réservoir de 1,8 L évite de courir au robinet trois fois par jour. Mesurez votre plan de travail avant de commander, écran et bac d’égouttage compris.
Quel budget pour quoi
Sans citer de prix, qui bougent sans arrêt, voici ce qu’on obtient à chaque palier chez ces deux marques.
En entrée de gamme, on vise l’essentiel bien fait : un bon expresso, un broyeur réglable, un groupe amovible, et une mousse de lait manuelle. La Philips Series 2200 incarne parfaitement ce niveau, avec son broyeur céramique silencieux et son filtre AquaClean, pour qui boit surtout du café noir. On accepte à ce palier de mousser le lait soi-même et de se contenter de deux ou trois boissons directes.
Au milieu de gamme, on gagne le confort du lait automatique et un peu de personnalisation. La De’Longhi Magnifica Evo, avec sa carafe LatteCrema, ou la Dinamica avec son écran de contrôle et ses recettes mémorisables, jouent dans cette cour. C’est le palier que nous recommandons au plus grand nombre : le rapport entre ce qu’on paie et ce qu’on boit y est le meilleur.
En haut de gamme, on paie l’automatisme total et l’interface soignée. La Philips 5400 LatteGo, avec son écran tactile couleur, sa douzaine de recettes et sa carafe qui se rince en quinze secondes, résume l’idée : appuyer, boire, rincer, ranger. Le café n’y est pas meilleur qu’au milieu de gamme, mais le quotidien devient plus simple, surtout dans une maison où plusieurs personnes se servent. Ne montez à ce palier que si le confort vaut vraiment le surcoût à vos yeux.
Les erreurs à éviter
- Choisir sur le nombre de bars. Tout le monde affiche 15 bar. Ce chiffre ne dit rien de la qualité en tasse. La température d’extraction et le réglage de mouture comptent cent fois plus.
- Payer pour des recettes qu’on ne boira jamais. Douze boissons sur un écran tactile, c’est joli en démonstration. Si vous buvez un expresso et un cappuccino, une machine plus simple et moins chère vous rendra le même service.
- Négliger le système de lait. C’est le geste le plus fréquent du quotidien. Acheter une carafe compliquée à rincer quand on fait cinq lattes par jour, ou une buse manuelle quand personne n’aime le coup de main à prendre, c’est le regret numéro un des acheteurs.
- Oublier son eau. Une eau très calcaire encrasse n’importe quelle machine, même la meilleure. Prévoyez un filtre adapté et détartrez au rythme conseillé. C’est ce qui sépare une machine qui dure huit ans d’une machine qui rend l’âme au bout de trois.
Alors, laquelle pour vous ?
Le face-à-face, sans langue de bois.
Prenez De’Longhi si vous êtes d’abord un buveur d’expresso ou de café allongé à l’italienne, que la qualité en tasse prime sur le confort, et que la réparabilité à long terme vous rassure. La Dinamica est notre choix dans ce camp ; la Magnifica Evo si vous voulez aussi la carafe automatique sans monter en budget. Une fois la machine choisie, reste le grain : voir quel café en grain pour une machine De’Longhi.
Prenez Philips si votre quotidien tourne autour des boissons lactées et que vous voulez le moins de corvées possible. La 5400 LatteGo est difficile à battre sur le nettoyage et le détartrage ; la Series 2200 fait un excellent premier achat silencieux pour les amateurs de café noir.
Pour affiner selon votre situation précise, voici comment on trancherait à votre place.
Le débutant qui n’a jamais eu de machine à grain et boit surtout du café noir n’a pas besoin de se compliquer la vie : la Series 2200 fait tout ce qu’il faut, sans notice, avec un broyeur qui ne réveille personne. Il sera toujours temps de monter en gamme plus tard.
L’amateur de lait qui vit ses cappuccinos et ses lattes voudra une carafe automatique et facile à rincer. La 5400 LatteGo est taillée pour ça, surtout si plusieurs personnes se servent dans la journée. La Magnifica Evo et sa LatteCrema sont l’alternative italienne si vous tenez à un expresso un peu plus chaud dessous.
Le petit budget qui refuse de sacrifier la qualité en tasse trouvera dans la Series 2200 le meilleur point d’entrée, quitte à mousser le lait à la main. C’est le choix de la raison.
Le passionné d’expresso, qui aime régler sa mouture et sentir le corps du café, ira vers De’Longhi, et plutôt vers la Dinamica pour son écran, ses profils mémorisables et sa fonction Doppio+. La buse manuelle deviendra vite un plaisir plus qu’une contrainte.
Le duel se joue sur des détails, et c’est plutôt une bonne nouvelle : quel que soit le camp choisi, vous tomberez rarement sur un mauvais café. Pour élargir la comparaison au-delà de ces deux marques, jetez un œil à notre sélection des meilleures machines expresso avec broyeur, toutes marques confondues.
🏆 Notre verdict
★★★★⯪4.5/5Questions fréquentes
De'Longhi ou Philips, laquelle fait le meilleur café ?
Sur l'expresso pur, on donne un léger avantage à De'Longhi : l'extraction sort plus chaude et le café a un peu plus de corps, dans l'esprit italien. Philips fait un très bon café aussi, souvent perçu comme un poil plus doux. La différence reste subtile et se joue surtout au réglage : une machine bien calée bat toujours une meilleure machine mal réglée.
LatteGo ou LatteCrema : quel système à lait choisir ?
Les deux font une mousse automatique de qualité. La LatteGo de Philips n'a que deux pièces, aucun tuyau, et se rince en une quinzaine de secondes sous le robinet, c'est le champion de la simplicité. La LatteCrema de De'Longhi donne une mousse très fine et passe au lave-vaisselle, mais compte plus d'éléments à manipuler. Si le nettoyage vous rebute, la LatteGo gagne haut la main.
Broyeur acier (De'Longhi) ou céramique (Philips) : lequel dure le plus ?
La céramique de Philips chauffe moins la mouture, tourne plus silencieusement et est annoncée pour environ 20 000 tasses. L'acier de De'Longhi est robuste, un peu plus bruyant, et surtout facile et bon marché à remplacer. En tasse, l'écart est minime. Regardez plutôt le nombre de réglages de mouture : 13 chez De'Longhi, 12 chez Philips, largement suffisant des deux côtés.
Faut-il détartrer aussi souvent chez les deux marques ?
C'est un vrai point pour Philips. Avec le filtre AquaClean changé au bon moment, une Philips peut aller jusqu'à 5 000 tasses sans détartrage. De'Longhi utilise aussi des filtres à eau, mais réclame en général un détartrage plus régulier selon la dureté de votre eau. Sur ce critère d'entretien, Philips prend l'avantage.
Quelle machine pour un premier achat sans se ruiner ?
Pour un débutant qui boit surtout du café noir, la Philips Series 2200 est le ticket d'entrée le plus rassurant : broyeur céramique silencieux, groupe amovible, filtre AquaClean, deux boutons et rien à comprendre. Si vous voulez la carafe à lait automatique dès le départ sans grimper trop haut en budget, la De'Longhi Magnifica Evo est le meilleur compromis du camp italien. Évitez de payer pour douze recettes tant que vous ne savez pas encore lesquelles vous boirez vraiment.
La buse vapeur manuelle de la Dinamica, c'est un vrai handicap ?
Tout dépend de votre rapport au lait. Si vous buvez un ou deux cappuccinos par jour et que le geste ne vous fait pas peur, la buse manuelle donne plus de contrôle et se maîtrise en une semaine. Si la maison enchaîne les boissons lactées ou que plusieurs personnes s'en servent, une carafe automatique comme la LatteGo ou la LatteCrema vous épargnera de vrais tracas. C'est moins une question de qualité qu'une question d'habitudes.
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