Philips 5400 Series LatteGo : notre avis après usage
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La Philips 5400 Series LatteGo promet un cappuccino automatique propre et un vrai expresso au grain, le tout sans manipuler une seule pièce compliquée. Sur le papier, c'est la machine à tout faire du milieu de gamme. On a épluché son manuel et les retours d'utilisateurs pour voir ce que valent vraiment son broyeur céramique, sa carafe LatteGo et son écran tactile. Et surtout pour repérer où elle pèche.
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⚡ En bref : nos 3 recommandations

Philips 5400 Series LatteGo EP5447
★★★★⯪4.5/5Les foyers qui enchaînent cappuccinos et lattes et veulent le nettoyage le plus rapide possible.
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De'Longhi Magnifica Evo ECAM290
★★★★⯪4.5/5Ceux qui préfèrent un groupe café amovible et un café plus corsé 'à l'italienne'.
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Philips 3200 Series LatteGo EP3241
★★★★☆4.4/5Ceux qui veulent la même carafe LatteGo pour moins cher et se contentent de 5 boissons.
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| Modèle | Note | L’essentiel | Prix |
|---|---|---|---|
Le modèle analyséPhilips 5400 Series LatteGo EP5447 | ★★★★⯪ | Pression : 15 bar | Voir → |
AlternativeDe'Longhi Magnifica Evo ECAM290 | ★★★★⯪ | Pression : 15 bar | Voir → |
AlternativePhilips 3200 Series LatteGo EP3241 | ★★★★☆ | Pression : 15 bar | Voir → |
Notre sélection détaillée
1. Philips 5400 Series LatteGo EP5447
Pression 15 bar · Broyeur meule céramique, 12 réglages · Boissons 12 recettes automatiques · Écran tactile TFT couleur · Profils 4 utilisateurs + fonction invité · Système lait carafe LatteGo (2 pièces, sans tuyau) · Réservoir 1,8 L · Bac à grains 275 g · Filtre AquaClean (jusqu'à 5 000 tasses sans détartrage)
- Carafe LatteGo rincée en 15 secondes, deux pièces au lave-vaisselle
- 12 boissons automatiques et écran tactile d'une clarté exemplaire
- Broyeur céramique nettement plus silencieux que la moyenne
- Filtre AquaClean qui espace vraiment les détartrages
- Groupe café qui se retire pour le rinçage mais ne se démonte pas plus loin
- Mousse de lait un peu tiède sur certaines boissons longues
Pour qui ? Les foyers qui enchaînent cappuccinos et lattes et veulent le nettoyage le plus rapide possible.
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2. De'Longhi Magnifica Evo ECAM290
Pression 15 bar · Broyeur meule acier conique, 13 réglages · Groupe café amovible (rinçable à la main) · Système lait buse LatteCrema ou vapeur selon version · Réservoir 1,8 L
- Groupe café amovible, entretien interne facile
- Extraction bien corsée, café généreux
- Fiabilité De'Longhi éprouvée, pièces courantes
- Système lait moins simple à nettoyer que le LatteGo
- Broyeur acier plus bruyant que la céramique Philips
Pour qui ? Ceux qui préfèrent un groupe café amovible et un café plus corsé 'à l'italienne'.
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- De'LonghiECAM290.22.B →
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3. Philips 3200 Series LatteGo EP3241
Pression 15 bar · Broyeur meule céramique, 12 réglages · Boissons 5 recettes · Écran bandeau tactile (pas d'écran couleur) · Système lait carafe LatteGo · Réservoir 1,8 L
- Même système lait LatteGo, même broyeur céramique
- Moins chère que la 5400 pour un café équivalent en tasse
- Interface simple à bandeau, suffisante au quotidien
- Seulement 5 boissons et pas de profils utilisateurs
- Bandeau tactile moins lisible qu'un vrai écran
Pour qui ? Ceux qui veulent la même carafe LatteGo pour moins cher et se contentent de 5 boissons.
Voir le prix sur Amazon → Lire l'analyse complète →Une machine pensée pour qu’on l’oublie
Philips positionne la 5400 Series comme le haut du milieu de gamme de sa famille LatteGo, juste au-dessus des 2200 et 3200. La promesse est claire : le maximum de confort automatique sans passer dans la catégorie des machines à 900 €. On retrouve donc un broyeur céramique, un écran tactile couleur, douze boissons programmées, quatre profils utilisateurs et la fameuse carafe à lait LatteGo.
Physiquement, c’est une machine imposante. Elle est plus large et plus profonde que la moyenne des broyeurs d’entrée de gamme, et il faut de la hauteur au-dessus pour remplir le bac à grains. Sur un plan de travail standard sous meuble haut, mesurez avant d’acheter. La finition mêle plastique noir mat et façade grise ; ce n’est pas le luxe d’une machine inox, mais l’ensemble est sérieux et ne fait pas cheap. Le bac à grains de 275 g et le réservoir de 1,8 L évitent les recharges permanentes.
Si votre réflexe est de comparer plusieurs modèles avant de trancher, notre comparatif des meilleures machines expresso avec broyeur resitue la 5400 face à ses concurrentes directes.
Prise en main : là où elle marque des points
C’est sans doute le meilleur aspect de la machine. On la sort du carton, on suit l’assistant à l’écran, on installe le filtre AquaClean, on lance l’amorçage, et en quelques minutes le premier café coule. Aucun jargon, aucune manipulation obscure.
L’écran tactile TFT y est pour beaucoup. Chaque boisson a son icône, on ajuste l’intensité (trois grains), le volume et la quantité de lait directement à l’écran, et la machine mémorise. Les quatre profils utilisateurs sont un vrai plus dans un foyer : chacun retrouve son expresso serré ou son grand crème allongé sans reparamétrer à chaque fois. Une fonction invité complète le tout pour les visites.
Petit détail apprécié : les icônes restent lisibles et les menus ne noient pas l’utilisateur sous les options. Philips a résisté à la tentation de tout mettre. Résultat, même une personne réfractaire à la technologie s’en sort seule dès le deuxième jour.
Le café en tasse
L’essentiel, quand même. L’expresso sort chaud (ce qui n’est pas toujours gagné sur les automatiques), avec une crème régulière et un corps satisfaisant. La régularité tasse après tasse est le vrai point fort : le résultat varie peu, ce qui est exactement ce qu’on attend d’une machine que toute la maisonnée va utiliser sans y penser.
Une limite à connaître : si vous êtes un buveur d’expresso très corsé, habitué aux ristrettos denses, vous trouverez la 5400 un peu sage. En poussant la mouture au plus fin et en réduisant le volume, on gagne en intensité, mais elle n’atteint pas le côté sirupeux d’une machine à porte-filtre bien réglée. Pour un café du matin quotidien et des boissons lactées, en revanche, le niveau est largement au rendez-vous. Les cafés longs et l’Americano sont réussis, avec cette dilution maîtrisée qui ne dénature pas l’arôme.
Le broyeur céramique : discret, c’est notable
On sous-estime le bruit d’une machine à grain jusqu’à ce qu’on la déclenche à 6 h du matin dans une cuisine ouverte sur les chambres. Ici, bonne surprise : la meule céramique de la 5400 est nettement plus feutrée que les broyeurs acier de nombreuses concurrentes. Le bruit est plus grave, plus court, moins strident.
Les douze réglages de mouture couvrent large, du très fin pour l’expresso au plus grossier pour les cafés longs. Le réglage se fait par une molette dans le bac à grains, machine en marche comme le veut la règle. La céramique a aussi l’avantage de moins chauffer la mouture et de bien vieillir dans le temps. Sur ce terrain, la Philips fait clairement partie des bonnes élèves du segment.
Réglages conseillés pour bien démarrer
Une machine à grain sortie du carton n’est jamais réglée pour votre café. Voici l’ordre dans lequel nous procédons, et surtout le raisonnement derrière, pour que vous puissiez corriger seul par la suite.
Commencez par la dureté de l’eau, avant même le premier café. La bandelette de test fournie se trempe quelques secondes dans votre eau du robinet, et le résultat se saisit dans les réglages de la machine. Ce paramètre ne change rien au goût, il conditionne la fréquence à laquelle la machine réclamera un détartrage. Mal renseigné, il vous fera détartrer trop tôt ou, plus embêtant, trop tard. Dans la foulée, installez et activez le filtre AquaClean : l’activation doit être validée dans le menu, sinon la machine continue de compter comme si vous n’aviez pas de filtre.
Pour la mouture, les douze crans du broyeur céramique se règlent avec la molette située dans le bac à grains, broyeur en marche. Partez du milieu, autour du cran 5 ou 6, et ne bougez que d’un cran à la fois. Le grain déjà dans le conduit doit être évacué avant que le changement se voie vraiment en tasse, donc tirez deux ou trois cafés avant de juger. La logique est simple : un expresso qui coule vite, clair, avec une crème qui s’évapore aussitôt, signale une mouture trop grossière, il faut descendre vers le fin. À l’inverse, un café qui sort au goutte à goutte, très sombre, avec un goût amer et asséchant, veut dire que vous êtes allé trop fin. Comme repère, un expresso simple qui met une vingtaine de secondes à s’écouler est dans une zone saine.
Restent l’intensité aroma et la température. L’intensité joue sur la dose de grains moulus : montez-la si votre café vous paraît creux, redescendez si vous trouvez la tasse âpre. La température se règle sur trois niveaux, et nous conseillons le maximum d’emblée si vous buvez en grande tasse ou en mug, où la déperdition de chaleur est bien plus forte que dans une tasse à expresso.
Le système LatteGo : le vrai argument d’achat
C’est ce qui distingue cette gamme, et après usage on comprend l’engouement. La carafe LatteGo n’a que deux pièces et, surtout, aucun tuyau plongeant dans le lait. Le lait circule entre deux parois qui se clipsent, et l’air est aspiré à la jonction pour créer la mousse. Conséquence directe : rien où le lait ne stagne et ne tourne.
En tasse, la mousse est dense et bien texturée, agréable sur un cappuccino comme sur un flat white. Le seul bémol honnête : sur les boissons longues avec beaucoup de lait, la mousse peut ressortir un peu tiède au goût de certains. Rien de rédhibitoire, mais on le note.
Le nettoyage, en quinze secondes chrono
C’est là que le LatteGo enterre la plupart des systèmes concurrents. On sépare les deux pièces, un coup d’eau au robinet, et c’est réglé. Les deux éléments passent aussi au lave-vaisselle. Pas de cycle de purge à rallonge, pas de tuyau à démonter et à faire sécher. Si l’entretien du mousseur est ce qui vous a découragé sur d’autres machines, c’est précisément le problème que résout cette carafe. C’est aussi ce qui fait de la 5400 une des références quand on cherche une machine à grain avec mousseur automatique qu’on utilisera vraiment tous les jours.
Entretien courant : simple, avec un vrai bémol
Au quotidien, l’entretien est léger : vider le bac à marc, le tiroir à café et l’égouttoir, ce que la machine réclame à l’écran quand il faut. Le filtre à eau AquaClean fait un travail sérieux contre le calcaire. Bien remplacé environ tous les trois mois, il permet d’atteindre jusqu’à 5 000 tasses avant l’obligation de détartrer. Un vrai gain de tranquillité, à condition de jouer le jeu du remplacement.
Le groupe d’infusion se retire par la trappe latérale et se rince à l’eau claire, sans produit ni pastille. Philips documente d’ailleurs la manœuvre, jusqu’au graissage périodique du groupe. Il ne se démonte pas au-delà, contrairement à certains groupes qui s’ouvrent entièrement, et le circuit interne reste géré par les cycles automatiques : le détartrage régulier n’en est que plus important. Pour comparer avec une approche voisine, voyez notre analyse de la De’Longhi Magnifica S, dont le groupe se rince aussi à la main en trente secondes.
Au quotidien : encombrement, bruit, contenance
Les chiffres officiels donnent 24,6 cm de large, 43,3 cm de profondeur et 37,2 cm de hauteur, pour environ 8 kg. La largeur est donc contenue, et c’est plutôt la profondeur qui va décider de son sort chez vous : 43 cm sur un plan de travail standard de 60 cm, cela laisse peu de marge derrière, et il faut encore pouvoir ouvrir le couvercle du bac à grains par le dessus. C’est ce dégagement vertical, plus que la hauteur brute de la machine, qui pose problème sous un meuble haut. Mesurez la distance entre votre plan de travail et le meuble avant de commander.
Autre détail que personne ne mentionne : le cordon fait 1 mètre. C’est court. Si votre prise n’est pas juste derrière l’emplacement prévu, il faudra déplacer la machine ou passer par une multiprise.
Côté contenances, le réservoir d’eau de 1,8 L se retire par l’avant, sans tirer la machine vers vous, ce qui est un vrai confort quand elle est calée contre un mur. Comptez un remplissage tous les deux ou trois jours à deux personnes, sachant que les rinçages automatiques puisent aussi dedans. Le bac à grains de 275 g représente de l’ordre d’une trentaine de tasses selon la dose choisie. La carafe LatteGo contient 0,26 L, soit deux à trois cappuccinos, ce qui évite le grand réservoir de lait à moitié plein qui traîne au frigo. La hauteur maximale sous le bec est de 15 cm : les mugs hauts et la plupart des verres à latte passent, les très grands mugs de voyage non.
Sur le bruit, la meule céramique se fait oublier bien plus vite qu’un broyeur acier, avec un grondement court et grave plutôt qu’un cri aigu. Cela reste une machine à grain, pas un appareil silencieux. Si le bruit est votre critère numéro un, la Philips 5500 juste au-dessus embarque la technologie SilentBrew et va plus loin sur ce terrain.
Ce que ça coûte à l’usage
Au-delà du grain et de l’eau, trois consommables entrent en jeu, et ils n’ont pas le même statut.
Le filtre AquaClean est optionnel au sens strict : la machine fonctionne sans. Nous le considérons pourtant comme le meilleur investissement de la liste. Il retient le calcaire en amont et repousse fortement l’échéance du détartrage, à condition d’être remplacé chaque fois que la machine le signale, soit environ tous les trois mois. Sur la durée, une cartouche coûte nettement moins qu’un cycle de détartrage complet, en produit comme en temps machine immobilisée, et vous évite surtout l’usure liée à l’entartrage du circuit. Le calcul penche clairement en sa faveur dès que votre eau est un peu dure.
Le détartrant, lui, est obligatoire. Même bien filtrée, la machine finira par réclamer un détartrage, et le cycle prend une trentaine de minutes. Utilisez le produit prévu par la marque plutôt que du vinaigre ou un détartrant de bouilloire : les circuits d’une machine à expresso comportent des joints et une pompe que les acides alimentaires trop agressifs abîment. C’est le genre d’économie qui coûte cher au bout de deux ans.
Les pastilles dégraissantes, enfin, ciblent les huiles de café qui s’accumulent avec le temps. Facultatives et espacées, elles règlent les dérives de goût quand la tasse se met à sentir le rance sans raison apparente. Quant aux pièces d’usure, les meules céramique durent très longtemps, et les éléments les plus exposés restent la carafe LatteGo et le réservoir d’eau, disponibles à l’unité en pièce détachée.
Problèmes fréquents et comment les régler
Aucun modèle n’est exempt d’agacements. Voici ceux que nous avons rencontrés ou que remontent le plus souvent les utilisateurs, avec le geste correctif à tenter en premier. Un principe avant tout : ne changez qu’un paramètre à la fois, sinon vous ne saurez jamais lequel a réglé le problème.
Le café sort tiède
C’est la réclamation numéro un sur toutes les machines automatiques, celle-ci comprise. Commencez par le réglage : la température se choisit sur trois niveaux dans le menu, et beaucoup de machines sortent d’usine sur un cran intermédiaire. Passez au maximum. Ensuite la tasse, qui absorbe énormément de chaleur quand elle est épaisse et sortie du placard : lancez un cycle de rinçage dedans avant de préparer le café, la différence en bouche est nette. Si la tasse reste tiède après ces deux ajustements, le problème est ailleurs et mérite un appel au service après-vente.
Le café coule trop vite, ou au goutte à goutte
Dans l’immense majorité des cas, c’est la mouture. Trop grossière, l’eau traverse sans rien extraire et vous obtenez un jus clair sans crème. Trop fine, elle bute sur la galette et le café suinte. Corrigez d’un cran, broyeur en marche, et laissez passer deux ou trois cafés avant de rejuger. À noter : les grains très torréfiés et huileux colmatent le circuit plus vite que les torréfactions claires. Si le débit s’est dégradé progressivement sans que vous ayez rien touché, pensez à l’encrassement par les huiles et lancez un cycle avec une pastille dégraissante.
La mousse de lait est ratée ou inexistante
Commencez par le plus bête, parce que c’est le plus fréquent : la carafe LatteGo doit être clipsée fermement, ses deux pièces correctement emboîtées l’une dans l’autre et l’ensemble bien enclenché sur la machine. Un assemblage approximatif laisse fuir l’air aspiré à la jonction, et sans air, pas de mousse. Vérifiez ensuite le lait. Un lait très froid sortant du réfrigérateur monte beaucoup mieux qu’un lait ayant traîné sur le plan de travail, et tous les laits ne moussent pas pareil : les demi-écrémés donnent en général les meilleurs résultats, certaines boissons végétales très peu. Si le problème persiste, la fente d’aération de la carafe est probablement obstruée par du lait séché : un nettoyage approfondi à l’eau chaude s’impose, le rinçage rapide ne suffit pas toujours.
Le broyeur devient bruyant ou se bloque
Un bruit sec et métallique inhabituel doit vous faire arrêter la machine immédiatement. La cause classique est un corps étranger arrivé avec les grains, un caillou ou un fragment dur, qui s’est coincé dans la meule. L’autre cause est l’accumulation de résidus gras dans le broyeur. Dans les deux cas, éteignez la machine, videz le bac à grains et nettoyez avec une petite brosse, jamais avec de l’eau. Prévention simple : évitez les grains aromatisés et les torréfactions très huileuses, qui sont les premières responsables des broyeurs qui se figent.
La machine réclame un détartrage trop souvent
Vérifiez d’abord le réglage de dureté de l’eau : déclaré plus dur qu’il ne l’est, il déclenche les alertes prématurément. Vérifiez ensuite que le filtre AquaClean a bien été activé dans le menu, et pas seulement inséré dans le réservoir. C’est l’erreur la plus courante, et la machine compte alors les tasses comme si aucun filtre n’était présent. Un filtre laissé au-delà de sa durée de vie se sature et cesse de protéger, sans que rien vous alerte en tasse. Enfin, ne repoussez pas indéfiniment une demande de détartrage : le tartre est la première cause de mort prématurée d’une machine à expresso, et un circuit entartré fait aussi baisser la température du café.
Les points faibles, sans détour
Aucune machine n’est parfaite, et cacher les défauts ne rendrait service à personne :
- L’encombrement. Elle est large et haute. Ce n’est pas une machine pour une petite cuisine, et le remplissage du bac à grains demande du dégagement au-dessus.
- Le détartrage non négociable. Le groupe se rince, mais le circuit interne dépend entièrement des cycles automatiques.
- La mousse parfois tiède sur les grandes boissons lactées.
- Un café pas assez corsé pour les puristes de l’expresso italien serré.
- Le plastique de la façade, correct mais qui ne joue pas dans la cour des machines à habillage métal.
Rien ici n’est disqualifiant pour l’usage visé. Ce sont des compromis assumés d’une machine qui mise tout sur la simplicité d’usage.
Face à ses concurrentes directes
La 5400 est prise en tenaille entre deux Philips, et attaquée de côté par De’Longhi. Voici comment nous trancherions selon les profils.
Philips 4300 : le même café pour moins cher
C’est la comparaison la plus utile, parce que la Philips 4300 partage l’essentiel avec la 5400 : même carafe LatteGo à deux pièces, même broyeur céramique à douze réglages, même réservoir de 1,8 L, même bac à grains de 275 g, et elle propose elle aussi des profils utilisateurs. La différence tient au catalogue de boissons, huit recettes contre douze, et à une personnalisation plus étroite. Autrement dit, si votre foyer tourne autour de l’expresso, du café long, du cappuccino et du latte macchiato, la 4300 vous servira exactement le même café dans la tasse pour une somme inférieure. La 5400 ne se justifie que si les recettes supplémentaires et le réglage plus fin des boissons vous parlent vraiment. Beaucoup d’acheteurs paient ce supplément et n’utilisent jamais que quatre boissons.
Philips 5500 : plus de choix et plus discrète
La Philips 5500 monte d’un cran avec une vingtaine de recettes et la technologie SilentBrew. Sur le bruit, elle fait mieux que la 5400. Sur la qualité d’extraction en revanche, l’écart est mince, c’est la même philosophie de machine. Elle s’impose donc dans deux cas de figure : une cuisine ouverte sur une pièce à vivre où le broyeur réveille tout le monde, ou une envie réelle de variété dans les boissons. Si ni l’un ni l’autre ne vous concerne, la 5400 reste le meilleur rapport entre ce que vous payez et ce que vous utilisez.
De’Longhi Dinamica : le camp d’en face
La De’Longhi Dinamica raisonne autrement. Son broyeur acier à treize réglages et sa fonction Doppio+ visent le buveur de café long dense, là où la Philips reste plus sage sur ce terrain. Si l’allongé généreux est votre boisson quotidienne, la Dinamica a un argument que la 5400 n’a pas. Mais dans sa version ECAM350.35.SB, la mousse de lait est manuelle : vous prenez le pot, vous travaillez le lait à la buse vapeur. Pour qui veut du latte art et du contrôle, c’est un plaisir. Pour qui veut appuyer sur une icône et récupérer un cappuccino en dix secondes, c’est rédhibitoire, et la 5400 gagne sans discussion. Le partage se fait donc là, et pas ailleurs : café long et geste manuel d’un côté, boissons lactées automatiques et nettoyage express de l’autre.
Pour qui est-elle faite ?
La 5400 LatteGo est taillée pour le foyer qui boit beaucoup de boissons lactées (cappuccinos, lattes, flat whites) et qui veut zéro corvée de nettoyage de mousseur. C’est aussi une excellente machine familiale grâce aux profils utilisateurs et à un écran que tout le monde comprend du premier coup.
Elle convient moins à trois profils. Les puristes de l’expresso corsé, qui viseront plutôt une machine à porte-filtre. Les petites cuisines, faute de place. Et ceux qui tiennent à démonter et rincer eux-mêmes le groupe café, qui se tourneront vers une De’Longhi à groupe amovible.
Si vous hésitez entre plusieurs modèles à mousseur automatique, la 3200 LatteGo offre le même café et le même système lait pour moins cher, au prix de l’écran couleur et des profils. La Magnifica Evo, elle, propose un café plus corsé et un groupe amovible, contre un mousseur un peu moins pratique.
Verdict : 4,5/5
La Philips 5400 Series LatteGo tient sa promesse : c’est une machine qu’on installe et qu’on oublie, dans le bon sens du terme. Elle fait un bon café régulier, un excellent mousseur de lait, et elle le fait avec un nettoyage réduit à presque rien grâce à la carafe LatteGo. Son écran tactile la rend accessible à tous.
Elle laisse de côté les amateurs d’expresso très typé et ceux qui veulent démonter leur groupe café, et elle demande de la place. Mais pour sa cible, un foyer qui veut du café lacté facile et fiable au quotidien, c’est l’un des meilleurs achats du milieu de gamme. On la recommande les yeux fermés à qui se reconnaît dans ce profil.
🏆 Notre verdict
★★★★⯪4.5/5Questions fréquentes
La Philips 5400 LatteGo fait-elle un bon expresso, pas seulement des boissons lactées ?
Oui. L'expresso est chaud, régulier et bien crémeux, avec un corps honnête pour une machine automatique de ce prix. Elle est un cran en dessous des amateurs de café très corsé 'à l'italienne', mais en réglant la mouture assez fine et la longueur sur court, on obtient une tasse qui tient largement la route au quotidien.
La carafe LatteGo est-elle vraiment si simple à nettoyer ?
C'est son gros argument, et il est mérité. La carafe ne compte que deux pièces, sans aucun tuyau interne où le lait pourrait stagner. Un rinçage à l'eau suffit entre deux cafés, et les deux éléments passent au lave-vaisselle. Comptez une quinzaine de secondes, contre plusieurs minutes sur les systèmes à tuyau plongé dans un réservoir de lait.
Peut-on retirer le groupe café pour le nettoyer ?
Oui. Le groupe d'infusion se retire par la trappe latérale et se rince à l'eau claire, sans produit ; Philips documente même son graissage périodique. Il ne se démonte pas plus loin, et le nettoyage du circuit interne reste confié aux cycles automatiques. Ne sautez pas les détartrages, et utilisez le filtre AquaClean pour les espacer.
Faut-il détartrer souvent avec le filtre AquaClean ?
Le filtre AquaClean réduit le calcaire à la source. Bien remplacé (Philips recommande tous les trois mois environ), il permet d'atteindre jusqu'à 5 000 tasses avant de devoir détartrer, selon la dureté de votre eau. Sans le filtre, ou en eau très dure, il faut détartrer bien plus tôt : c'est le point à ne pas négliger pour la longévité.
Peut-on utiliser des grains aromatisés dans la Philips 5400 ?
Mieux vaut éviter. Les grains aromatisés et les torréfactions très foncées et huileuses sont les premières responsables des broyeurs qui s'encrassent ou se bloquent. Les huiles et les arômes ajoutés collent aux meules et au conduit de mouture, ce qui finit par ralentir le débit et fausser la dose. Préférez des grains de torréfaction moyenne, secs au toucher, et achetés en quantités raisonnables pour les consommer frais. C'est valable sur toutes les machines à broyeur, pas seulement sur celle-ci.
Quelle taille de tasse ou de mug passe sous le bec ?
La hauteur maximale sous le bec verseur est de 15 cm, et celui-ci est réglable en hauteur pour se rapprocher des petites tasses. Concrètement, les tasses à expresso, les mugs classiques et la plupart des verres à latte macchiato passent sans problème. Les très grands mugs de voyage et les gourdes isothermes hautes ne rentreront pas. Si vous préparez souvent du café à emporter, vérifiez la hauteur de votre contenant avant de commander.
Faut-il choisir la 5400 plutôt que la Philips 4300 ?
Seulement si vous utiliserez vraiment les boissons supplémentaires. Les deux modèles partagent la carafe LatteGo, le broyeur céramique à douze réglages, le réservoir de 1,8 L et le bac à grains de 275 g, et proposent tous deux des profils utilisateurs. Le café dans la tasse est équivalent. La 5400 apporte douze recettes contre huit et une personnalisation plus fine. Si votre foyer se limite à l'expresso, au café long et au cappuccino, la 4300 vous rendra le même service pour moins cher.