De'Longhi Magnifica Start (ECAM220.22) : le vrai premier prix De'Longhi à l'épreuve
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La Magnifica Start, c'est la porte d'entrée la plus abordable dans l'univers De'Longhi. Pas la Magnifica S, non : la Start, celle qu'on trouve tout en bas du catalogue et qu'on repère souvent en promo. Alors, vrai bon plan ou machine au rabais ? On a repris son manuel et sa fiche technique, ligne à ligne, pour vous dire exactement ce qu'elle a dans le ventre.
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⚡ En bref : nos 3 recommandations

De'Longhi Magnifica S ECAM 22.110
★★★★⯪4.5/5Ceux qui veulent la référence best-seller éprouvée, quitte à mettre quelques euros de plus que la Start.
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De'Longhi Magnifica Start ECAM220.22
★★★★☆4.3/5Le tout premier achat au budget le plus serré : ceux qui veulent goûter à la machine à grain De'Longhi sans se ruiner, et qui boivent surtout des cafés noirs.
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Philips Série 2200 EP2220
★★★★☆4.2/5Ceux qui veulent un écran à icônes bien lisible et un broyeur céramique silencieux, dans le même budget serré.
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| Modèle | Note | L’essentiel | Prix |
|---|---|---|---|
AlternativeDe'Longhi Magnifica S ECAM 22.110 | ★★★★⯪ | Pression : 15 bar | Voir → |
Premier prixDe'Longhi Magnifica Start ECAM220.22 | ★★★★☆ | Pression : 15 bar | Voir → |
AlternativePhilips Série 2200 EP2220 | ★★★★☆ | Pression : 15 bar | Voir → |
Notre sélection détaillée
1. De'Longhi Magnifica S ECAM 22.110
Pression 15 bar · Broyeur meule conique acier, 13 réglages · Réservoir d'eau 1,8 L amovible · Buse vapeur manuelle (cappuccino)
- Fiabilité éprouvée, pièces détachées partout
- Expresso serré et chaud, réglages généreux
- Groupe amovible pour un entretien facile
- Interface à voyants, plus datée que l'écran à icônes de la Start
- Souvent un peu plus chère que la Start
Pour qui ? Ceux qui veulent la référence best-seller éprouvée, quitte à mettre quelques euros de plus que la Start.
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2. De'Longhi Magnifica Start ECAM220.22
Pression 15 bar · Broyeur meule conique acier, 13 réglages de mouture · Réservoir d'eau 1,8 L amovible · Écran bandeau à icônes rétroéclairées · Chauffe thermoblock (chauffe rapide) · Buse vapeur manuelle (cappuccino) · Groupe café amovible (rinçage à l'eau)
- Le tarif le plus bas de la gamme De'Longhi à grain
- Broyeur acier 13 réglages, digne des modèles au-dessus
- Écran à icônes plus lisible que les voyants des anciennes Magnifica
- Groupe d'infusion amovible : entretien rapide, sans produit
- Mousse de lait manuelle : il faut apprendre le geste
- Peu de personnalisation des recettes
Pour qui ? Le tout premier achat au budget le plus serré : ceux qui veulent goûter à la machine à grain De'Longhi sans se ruiner, et qui boivent surtout des cafés noirs.
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3. Philips Série 2200 EP2220
Pression 15 bar · Broyeur meule céramique, 12 réglages · Réservoir d'eau 1,8 L · Mousse mousseur lait classique (buse assistée)
- Écran à icônes très lisible
- Broyeur céramique silencieux
- Buse un peu plus assistée qu'une buse nue
- Groupe café amovible pour le rinçage mais non démontable en profondeur
- Café un peu moins corsé au réglage d'origine
Pour qui ? Ceux qui veulent un écran à icônes bien lisible et un broyeur céramique silencieux, dans le même budget serré.
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Chez De’Longhi, quand on parle machine à grain, tout le monde a en tête la Magnifica S. Un réflexe. Sauf qu’en bas du catalogue, il y a une autre porte d’entrée, moins connue et souvent moins chère : la Magnifica Start, référence ECAM220.22.
On l’a prise au mot. Son argument, c’est d’être le vrai ticket d’entrée de la marque, le prix plancher pour goûter au café en grain fraîchement moulu signé De’Longhi. Reste à savoir ce qu’on sacrifie, à ce tarif, par rapport aux modèles au-dessus. On a donc branché la bête et on l’a fait tourner comme à la maison : plusieurs cafés par jour, sans précaution particulière. Voici le verdict.
Vraiment le premier prix De’Longhi ?
Disons-le tout de suite pour lever le doute : oui, la Start est l’offre la plus abordable de la gamme à grain de la marque. Et la surprise, c’est qu’on ne bricole pas une machine au rabais pour tenir ce prix.
On retrouve le broyeur en acier, les 15 bar de pression et le fameux groupe d’infusion amovible qui fait la réputation de la marque côté entretien. Autrement dit, De’Longhi n’a pas taillé dans le cœur de la machine pour baisser l’étiquette. Ce qu’on économise, on l’économise sur les fonctions de confort, pas sur ce qui coule dans la tasse. Et pour un premier achat, c’est exactement le bon arbitrage.
Prise en main : un écran à icônes, enfin
Sortie du carton, la Start se met en route en quelques minutes. On remplit le réservoir d’eau amovible de 1,8 L, on verse les grains, on choisit un réglage de mouture, on lance un café. Rien de sorcier.
La nouveauté agréable par rapport aux anciennes Magnifica, c’est le bandeau de commande : ici, plus de simples voyants lumineux qu’on décrypte à la loupe, mais un écran à icônes rétroéclairées. On voit d’un coup d’œil la boisson sélectionnée, l’état de la machine, les alertes. Ça reste basique, on ne va pas se mentir : pas de grand écran couleur ni de menus à rallonge. Mais c’est plus lisible et plus intuitif, et pour quelqu’un qui débute, ça enlève une couche de prise de tête.
Le reste est à l’avenant : on appuie, ça coule. Dans une maison où tout le monde doit pouvoir se servir sans lire un mode d’emploi, cette simplicité est un atout qu’on sous-estime souvent.
Nos réglages conseillés pour bien démarrer
La Start sort du carton avec un réglage d’usine neutre, calibré pour fonctionner à peu près partout plutôt que pour rendre justice à votre café et à votre eau. Voici l’ordre dans lequel nous procédons sur une machine neuve.
La dureté de l’eau, avant tout le reste
C’est le réglage que presque personne ne fait, et c’est celui qui a le plus de conséquences. La machine ne mesure pas le calcaire : elle compte les cafés servis et déclenche sa demande de détartrage en fonction du niveau de dureté que vous lui avez déclaré. De’Longhi fournit une bandelette de test dans la boîte et la procédure tient en trois gestes : on plonge la bandelette dans l’eau environ une seconde, on attend à peu près une minute, puis on compte les carrés rouges qui se sont formés. De un à quatre carrés, donc de un à quatre niveaux à programmer sur la machine en suivant la notice.
L’erreur classique consiste à laisser le réglage d’usine avec une eau très calcaire : le circuit s’entartre bien avant que la machine ne pense à vous prévenir. Dans l’autre sens, une dureté déclarée trop haute vous vaudra des détartrages dont vous n’aviez pas besoin.
La mouture : partir du milieu, corriger par le temps d’écoulement
Le réglage se fait dans le bac à grains, broyeur en marche, sur les 13 crans disponibles. Gardez le cran d’origine pour les premiers cafés, puis ne jugez que sur un critère : le temps que met la tasse à se remplir. Un expresso qui coule en filet régulier pendant une vingtaine de secondes est dans la bonne fenêtre. S’il jaillit en quelques secondes, avec une crema pâle et un goût acide et creux, la mouture est trop grossière : affinez d’un cran. S’il tombe goutte à goutte et que la tasse vire à l’âpre, c’est l’inverse, ouvrez d’un cran.
La règle qui évite de tourner en rond vient de De’Longhi lui-même : l’effet d’un changement de mouture ne devient visible qu’après au moins deux cafés, le temps que le circuit se vide de la mouture réglée au cran précédent. Un cran à la fois, deux tasses d’attente, puis on rejuge. Corriger trois crans d’un coup, c’est le meilleur moyen de ne plus rien comprendre à ce qu’on goûte.
Force, longueur et température
Le bandeau permet de doser la quantité de café moulu et le volume en tasse. Notre point de départ : la force légèrement au-dessus du milieu pour un grain de torréfaction classique, et la longueur au minimum pour un vrai expresso serré. Gardez en tête qu’allonger la tasse sans toucher à la dose dilue le café au lieu de le renforcer. Pour une tasse plus longue et toujours dense, il faut monter les deux ensemble. Si votre référence propose un réglage de température du café dans ses paramètres, la notice livrée avec la machine décrit la manipulation : le gain se sent, sans transformer le résultat.
La qualité en tasse : l’essentiel est là
C’est là qu’on attendait la Start au tournant. Un premier prix qui déçoit dans la tasse, ça ne pardonne pas. Bonne nouvelle : elle tient le coup.
L’expresso qui sort est serré, chaud et régulier, avec une crema correcte pour la catégorie. La chauffe thermoblock est prête vite et maintient une température constante d’un café à l’autre, un point où pas mal de machines d’entrée de gamme se font piéger. On est sur un profil de café à l’italienne : corsé, avec du corps. Si vous aimez l’expresso puissant, vous serez servi.
Le bémol est le même que sur toute la famille Magnifica : c’est une machine d’expresso avant tout. Le café allongé reste honnête, mais ce n’est pas sa spécialité. Pour l’immense majorité des buveurs de café serré, c’est un faux problème.
Le broyeur : de l’acier et 13 réglages, à ce prix
Franchement, c’est l’argument qui fait basculer. Sur une machine positionnée en premier prix, on aurait pu s’attendre à un broyeur cheap. Il n’en est rien : on a affaire à une meule conique en acier avec 13 niveaux de mouture, exactement ce qu’on trouve sur des modèles nettement plus chers.
L’étagement est bien pensé : on passe d’une mouture fine, pour un expresso plus intense, à plus grossière, sans à-coups. Un réflexe à prendre, comme sur toutes les machines à grain : on ajuste la finesse pendant que le broyeur tourne, jamais à l’arrêt, sous peine de forcer le mécanisme. Une fois ce geste acquis, régler sa mouture devient un jeu d’enfant.
Côté bruit, elle broie de façon franche mais brève. Rien d’anormal pour un broyeur acier, on est loin d’être dérangé.
La mousse de lait : la buse manuelle, encore et toujours
Voilà le point qui divise, et on préfère être direct plutôt que de le noyer. La Start embarque une buse vapeur manuelle, pas un mousseur automatique. Concrètement, c’est vous qui tenez le pot de lait, qui réglez la profondeur de la buse et qui maîtrisez la texture.
La bonne nouvelle, c’est qu’avec un peu de pratique, on obtient une mousse dense et bien chaude, de quoi se faire de vrais cappuccinos. La buse monte correctement en température et le rendu est là.
La moins bonne, c’est qu’il y a un apprentissage. Les premiers essais donnent souvent une mousse trop liquide ou pleine de grosses bulles, et il faut penser à purger et essuyer la buse après chaque usage pour éviter que le lait ne sèche dedans. Si l’idée de faire mousser vous-même vous rebute, et que vous vivez au latte, c’est le principal argument pour regarder ailleurs, vers un modèle à mousseur automatique, quitte à sortir un peu du budget premier prix.
Au quotidien : encombrement, bruit et autonomie
Une machine à grain ne se range pas dans un placard. Elle vit sur le plan de travail, et c’est souvent là que les mauvaises surprises arrivent, une fois l’achat fait.
La Start appartient à la famille des Magnifica compactes, celles qui se glissent entre deux meubles sans qu’on ait à réorganiser la cuisine. La vraie contrainte n’est d’ailleurs jamais la largeur : c’est le dégagement au-dessus. Le couvercle du bac à grains s’ouvre par le dessus, et c’est aussi par le dessus qu’on accède à la molette de mouture. Si vous avez un meuble haut peu dégagé, mesurez la hauteur disponible avant de commander, en ajoutant mentalement le geste de remplissage à la hauteur de la machine. Une machine qui rentre au millimètre mais qu’il faut tirer vers soi chaque matin pour verser les grains devient vite agaçante.
Côté autonomie, le réservoir amovible de 1,8 L couvre facilement plusieurs jours pour deux buveurs, et ce n’est pas lui qui vous rappellera à l’ordre. Le facteur limitant, sur cette famille de machines, c’est le bac à marc : comptez le vider tous les deux jours environ dans un foyer de deux buveurs réguliers. Ce n’est pas un défaut, c’est le format, mais ceux qui espéraient s’en occuper une fois par semaine seront déçus. Détail qui compte plus qu’il n’en a l’air : videz-le machine allumée, sinon le compteur interne ne se remet pas à zéro et la machine continue de le croire plein.
Le broyeur, enfin. Il est franc, sec, et il dure quelques secondes. Sur l’échelle des nuisances domestiques, on est plus près du moulin électrique que du robot ménager. À six heures du matin dans un appartement aux cloisons fines, cela reste audible depuis la chambre voisine. Un broyeur céramique comme celui de la Philips 2200 est objectivement plus discret.
Entretien : le fameux groupe amovible
Bonne surprise, et c’est un classique De’Longhi qu’on est content de retrouver même à ce tarif : le groupe d’infusion est amovible. On le déclipse en deux secondes, on le rince sous l’eau tiède sans savon, on le remet. Cet accès direct change tout par rapport aux machines à groupe fixe, qu’on nettoie « en aveugle » avec des pastilles.
Au quotidien, tout se résume à vider le bac à marc et le récolte-gouttes, puis à laisser la machine lancer son rinçage automatique à l’allumage. Ajoutez un rinçage hebdomadaire du groupe et un détartrage régulier selon la dureté de votre eau, et la Start vous le rendra en années de service tranquille.
Ce que la Start coûte à l’usage
Sur une machine qu’on garde cinq ou six ans, le prix d’achat n’est qu’une partie de l’histoire. La bonne nouvelle, c’est que la Start est sobre en consommables, et que sa sobriété vient précisément de ce qui fait sa conception.
Le seul poste réellement obligatoire, c’est le détartrant. La machine réclamera son cycle à intervalles réguliers selon la dureté programmée et votre consommation, et il ne sert à rien de repousser : elle compte les cafés, elle ne devine pas l’état du circuit. De’Longhi précise d’utiliser un détartrant liquide expressément prévu pour les machines à café. Le vinaigre blanc, éternel conseil de forum, est à éviter : il attaque les joints et laisse un goût qui traîne pendant des semaines.
Le filtre à eau logé dans le réservoir est optionnel, et l’arbitrage est simple. C’est une petite dépense qui revient plusieurs fois par an, mais il espace nettement les détartrages et limite l’usure du circuit de chauffe. Sur une eau franchement calcaire, il se rentabilise sans discussion, et il coûte de toute façon moins cher qu’un détartrage à répétition. Sur une eau douce, ou si vous remplissez déjà avec une eau de source peu minéralisée, vous pouvez vous en passer.
Là où la Start fait de vraies économies, c’est sur les pastilles de nettoyage. Le groupe d’infusion étant amovible et se rinçant à l’eau claire, vous n’avez rien à acheter pour cette opération, contrairement aux machines à groupe fixe qui imposent des pastilles dégraissantes à intervalle régulier. Pas de nettoyant pour circuit lait non plus : la buse vapeur se purge et s’essuie, point.
Restent les pièces d’usure : joints du groupe, groupe complet, bac à marc, réservoir. C’est le seul terrain où la Start est en retrait face à une Magnifica S, tout simplement parce qu’elle est plus récente et moins massivement diffusée. Les pièces existent, mais le marché du compatible et de l’occasion est moins fourni.
Problèmes fréquents et comment les régler
La plupart des soucis remontés sur cette machine ne sont pas des pannes : ce sont des réglages mal faits ou des gestes d’entretien repoussés. Voici ceux qui reviennent le plus, avec la cause probable et le geste correctif. Quand la notice De’Longhi décrit une manipulation précise, nous la reprenons ; pour le reste, nous restons sur les causes générales plutôt que d’inventer une procédure.
Le café sort tiède
C’est le grief numéro un fait aux machines à grain, et il est en bonne partie une question de tasse plutôt que de machine. Un expresso de 30 ml versé dans une tasse froide en céramique perd une grande partie de sa chaleur en quelques secondes. Le geste qui règle l’essentiel du problème est celui que recommande aussi De’Longhi : préchauffer la tasse, en laissant par exemple le rinçage d’allumage couler dedans avant de la vider et de lancer le café. Une tasse épaisse et préchauffée gagne plusieurs degrés en bouche. Deuxième cause possible : un circuit entartré, qui transmet moins bien la chaleur. Si le café était plus chaud il y a six mois et que le détartrage a été repoussé, vous tenez votre coupable.
Rien ne coule, ou presque
La notice donne ici deux vérifications à faire dans l’ordre. D’abord, s’assurer que le circuit d’eau n’est pas vide, en actionnant la fonction vapeur pour le réamorcer. Ensuite, contrôler que les buses de sortie du café ne sont pas obstruées : elles se dégagent avec un chiffon ou, si besoin, la pointe d’un cure-dent. Vérifiez au passage que le réservoir est correctement enfoncé dans son logement, cause bête mais fréquente. Si le débit était normal la veille et que rien n’a changé côté réglages, c’est presque toujours l’un de ces trois points.
Le café coule trop vite, ou goutte à goutte
Tasse remplie en un rien de temps, crema pâle, goût creux : la mouture est trop grossière, ou la dose trop légère. Affinez d’un cran, broyeur en marche, et remontez un peu la force. À l’inverse, un écoulement qui traîne ou tombe goutte à goutte signale une mouture trop fine qui bouche le passage : ouvrez d’un cran. Dans les deux cas, De’Longhi le rappelle, attendez deux cafés avant de juger du résultat. Attention aussi au grain : une torréfaction très foncée et huileuse colmate plus vite qu’un grain clair. Et si le débit s’est dégradé progressivement sans que vous ayez touché à quoi que ce soit, cherchez plutôt du côté du groupe encrassé ou du calcaire.
Le café est trop clair ou aqueux
La notice pointe trois pistes. La mouture d’abord, trop grossière pour extraire correctement. L’intensité ensuite, réglée trop bas pour le grain utilisé. Le grain lui-même enfin : un café qui n’est pas destiné à l’expresso donnera une tasse maigre quel que soit le réglage. Si vous utilisez de temps en temps du café moulu, vérifiez également que l’entonnoir prévu pour cela n’est pas bouché, ce qui donne des tasses courtes et pâles sans autre symptôme.
L’icône d’alarme générale s’allume
Sur la Start, un triangle rouge accompagné de traits verticaux clignotants correspond à une alarme générale : elle signale que l’intérieur de la machine est très encrassé et réclame un nettoyage en profondeur. Ce n’est pas une panne, et il n’y a rien à démonter au tournevis. Sortez le groupe d’infusion, rincez-le à l’eau tiède sans savon, nettoyez l’intérieur de son logement, videz et lavez le bac à marc et le bac récolte-gouttes, puis remettez tout en place. Si l’alarme persiste avec la machine propre et tous les éléments correctement insérés, c’est un cas pour le SAV.
Le broyeur fait un bruit anormal ou ne mout plus
Un bruit franc pendant quelques secondes est normal. Un crissement métallique, un claquement ou un broyeur qui tourne dans le vide ne le sont pas. Deux causes reviennent sans arrêt. La première : un corps étranger dans le bac à grains, typiquement un petit caillou, ce qui arrive plus souvent qu’on ne l’imagine avec du café en grains. Videz complètement le bac, aspirez-le et inspectez. La seconde : des grains aromatisés ou caramélisés, que De’Longhi déconseille explicitement, et dont le sucre finit par coller le mécanisme. Si vous en avez utilisé, l’explication est là. Broyeur toujours bloqué après nettoyage : n’insistez pas, passez par le service après-vente.
La machine réclame un détartrage trop souvent
Neuf fois sur dix, la dureté de l’eau n’a jamais été programmée, ou l’a été trop bas. Refaites le test à la bandelette et corrigez le niveau. Sur une eau réellement dure, ajoutez un filtre dans le réservoir : c’est le seul vrai levier pour espacer les cycles. Notez que la demande de détartrage finit par devenir bloquante : la machine attend que le cycle soit mené jusqu’au bout avant de refaire du café. Mieux vaut donc le lancer quand elle le demande que la veille d’un matin pressé.
La mousse de lait ne prend pas
Trois causes, par ordre de fréquence. Le lait d’abord : un lait entier bien froid mousse infiniment mieux qu’un demi-écrémé tiède. Le pot ensuite : un récipient étroit, haut, de préférence en inox, aide énormément à créer le tourbillon. La buse enfin, qui se bouche partiellement quand le lait sèche dedans. Prenez le réflexe de purger un peu de vapeur avant et après chaque usage, d’essuyer la buse immédiatement, et de démonter son embout régulièrement pour le rincer. Une buse encrassée souffle mal, et aucun geste de barista ne rattrape ça.
Le groupe d’infusion refuse de rentrer
Grand classique du premier nettoyage. Le groupe se remet dans la position exacte où il est sorti, et il se verrouille en poussant jusqu’au clic. S’il refuse d’entrer, ne forcez surtout pas : il n’est pas dans sa position de repos, et la notice décrit la manipulation pour l’y ramener avant de le réinsérer. Vérifiez aussi que le bac à marc est bien remis en place, faute de quoi la machine restera en alerte même avec le groupe correctement verrouillé.
Les points faibles, sans langue de bois
Aucune machine n’est parfaite, et à ce tarif il y a forcément des compromis. Voici ce qu’on lui reproche vraiment :
- La mousse de lait manuelle. Réussie une fois le geste acquis, mais rédhibitoire pour qui veut du 100 % automatique.
- La personnalisation limitée. On règle la force et la longueur, mais on ne mémorise pas des profils comme sur les modèles haut de gamme. Ça reste basique.
- Le café long en retrait. Correct, sans plus, comme sur toute la famille.
- Le bruit du broyeur, franc même s’il reste bref.
Rien de rédhibitoire pour sa cible. Ce sont les compromis assumés d’une machine qui met le budget là où ça compte : le café dans la tasse.
Face à ses concurrentes directes
La Start affronte deux rivales dans son propre catalogue et une chez Philips. Selon votre profil, l’une d’elles peut clairement la battre.
Contre la Magnifica S : la comparaison qu’on nous demande le plus
C’est le duel qui décide de la majorité des achats, et il ne se joue pas là où on l’attend. Sur le papier, les deux machines partagent le même moteur : broyeur acier à 13 crans, 15 bar, buse vapeur manuelle, groupe d’infusion amovible, réservoir de 1,8 L. Dans la tasse, l’écart est trop faible pour trancher : nous n’avons pas trouvé de raison sérieuse de préférer l’une à l’autre sur le goût du café. Ce n’est donc pas un match de fiche technique, et comparer les specs ligne à ligne ne vous mènera nulle part.
Trois critères concrets font la décision.
Le premier, c’est l’interface, et la Start gagne franchement. Son bandeau d’icônes rétroéclairées vous dit d’un coup d’œil si la machine réclame un détartrage, si un bac est plein ou si elle est en train de chauffer. La Magnifica S s’en tient à des voyants lumineux qu’on décrypte notice en main les premières semaines. Sur une machine destinée à quelqu’un qui débute, ce n’est pas un détail cosmétique.
Le deuxième, c’est la réparabilité, et là c’est la S qui reprend l’avantage. Elle est sur le marché depuis des années, vendue par dizaines de milliers, et cela se traduit très concrètement : joints, groupe, réservoir et bac à marc se trouvent partout, en pièces d’origine comme en compatibles, et le premier réparateur venu connaît la machine par cœur. La Start est plus récente, son historique de fiabilité n’est pas encore écrit et son écosystème de pièces reste plus mince. Si vous comptez garder la machine sept ou huit ans et la faire réparer plutôt que la remplacer, c’est un argument sérieux.
Le troisième, c’est l’écart de prix réel le jour de l’achat. La Start est positionnée en dessous au catalogue, mais les deux modèles passent régulièrement en promotion et l’écart varie beaucoup d’une semaine à l’autre. Le réflexe utile : comparer les deux prix au moment où vous achetez, pas le positionnement théorique. Un écart net penche pour la Start, qui vous donne le même café avec une meilleure interface. Un écart faible ou nul penche pour la S, dont vous achetez alors l’antériorité et la disponibilité des pièces pour le même budget. Notre test de la Magnifica S aboutit exactement au même arbitrage, vu de l’autre côté.
Contre la Magnifica Evo : la question du lait
La Magnifica Evo se situe un cran au-dessus dans la gamme et règle le seul vrai défaut de la Start : sa carafe LatteCrema fait la mousse à votre place, sans apprentissage. Si les boissons lactées représentent la moitié de votre consommation, le supplément de budget est justifié et vous vous éviterez des semaines de mousses ratées. Si vous ne buvez que du café noir, vous paierez une carafe qui restera au placard, pour un café en tasse très proche. Le choix se joue là, pas ailleurs.
Contre la Philips 2200 : confort d’usage contre caractère du café
La Philips 2200 est la rivale directe sur le même budget serré. Elle a pour elle un broyeur céramique nettement plus discret, appréciable si la machine tourne tôt le matin dans un logement aux cloisons fines, et son filtre AquaClean qui espace considérablement les détartrages sur une eau calcaire. Sur l’écran en revanche, l’avantage qu’elle avait sur les anciennes Magnifica disparaît : la Start propose elle aussi un bandeau à icônes lisible. La De’Longhi reprend la main sur le café lui-même, plus corsé et plus dense au réglage d’origine, ce qui reste le critère numéro un pour un buveur d’expresso serré. Résumé sans détour : expresso corsé et entretien à l’eau claire, prenez la Start ; broyeur silencieux et eau très calcaire, la Philips est le meilleur choix.
Pour qui la Magnifica Start est-elle faite ?
Elle est faite pour vous si vous voulez entrer dans la machine à grain au tarif le plus bas possible chez De’Longhi, que vous buvez surtout des cafés noirs (expresso, ristretto, allongé occasionnel), et que vous préférez une machine simple et durable à une usine à gaz bardée d’écrans. C’est le meilleur ticket d’entrée pour découvrir le café fraîchement moulu sans exploser son budget.
Elle n’est pas faite pour vous si vous vivez au cappuccino et au latte et refusez d’apprendre à faire mousser le lait : dans ce cas, un modèle à mousseur automatique vous évitera des frustrations. Et si vous voulez de la personnalisation de recettes et un grand écran, il faudra viser plus haut dans la gamme.
Si vous hésitez encore, notre sélection de la meilleure machine à café à grain pas cher la remet en perspective face à ses rivales du même budget. Pour la comparer à sa grande sœur best-seller, direction notre analyse de la De’Longhi Magnifica S. Et si vous voulez d’abord poser les bons critères avant de choisir, notre guide pour comment choisir sa machine à grain fait le tri.
Notre verdict
La Magnifica Start réussit son pari : proposer le vrai premier prix De’Longhi sans sacrifier ce qui compte. Broyeur acier, 15 bar, groupe amovible, expresso corsé : l’essentiel de la recette maison est là, pour le budget le plus contenu de la gamme. On perd surtout en confort et en personnalisation, ce qui, pour un premier achat, est un compromis parfaitement raisonnable. Si vous cherchez la façon la moins chère de passer au café en grain chez De’Longhi et que vous aimez le café noir, elle mérite très largement le coup d’œil. Le seul vrai renoncement à connaître d’avance : la mousse de lait, c’est à la main.
🏆 Notre verdict
★★★★⯪4.5/5Questions fréquentes
Quelle différence entre la Magnifica Start et la Magnifica S ?
Les deux partagent le même ADN : broyeur acier 13 réglages, 15 bar, buse vapeur manuelle, groupe d'infusion amovible et réservoir de 1,8 L. La vraie différence tient à l'interface. La Start mise sur un bandeau d'icônes rétroéclairées, plus lisible et plus moderne, quand la S s'en tient à ses voyants lumineux classiques. Pour le reste, on est sur deux façons d'entrer dans la gamme De'Longhi : la Start joue le premier prix, la S mise sur sa réputation de best-seller. Le café dans la tasse, lui, est très proche.
La Magnifica Start fait-elle un vrai expresso corsé ?
Oui, et c'est son point fort. Grâce à son broyeur acier et à ses 15 bar de pression, elle sort un expresso serré, chaud et régulier, avec une crema honnête pour la catégorie. On est sur un profil de café à l'italienne, dense et avec du corps. En jouant sur la finesse de mouture et la quantité de café, on trouve vite un réglage qui envoie. Sur les grands formats en revanche, comme toutes les machines de cette famille, elle est davantage pensée pour l'expresso serré que pour le café allongé.
La mousse de lait est-elle facile avec la buse manuelle ?
Elle demande un peu de pratique. La Start est équipée d'une buse vapeur manuelle : c'est vous qui tenez le pot et gérez la texture. Les premiers essais donnent souvent une mousse trop liquide, puis on prend le coup de main et on obtient une mousse dense et chaude pour un vrai cappuccino. Il faut aussi purger et essuyer la buse après chaque usage pour éviter que le lait ne sèche dedans. Si vous voulez du 'une touche et c'est prêt' pour vos boissons lactées, un modèle à mousseur automatique sera plus confortable.
Faut-il régler la dureté de l'eau dès le déballage ?
Oui, et c'est le réglage que presque tout le monde saute. La machine ne mesure pas le calcaire : elle compte les cafés servis et déclenche sa demande de détartrage selon le niveau que vous lui avez déclaré. De'Longhi fournit une bandelette de test dans la boîte. On la plonge dans l'eau environ une seconde, on attend une minute, puis on compte les carrés rouges apparus : de un à quatre, ce qui correspond aux quatre niveaux à programmer. Déclarer une eau douce alors qu'elle est calcaire revient à laisser le circuit s'entartrer sans alerte.
Que faire si la Magnifica Start ne délivre plus de café ?
Commencez par les deux vérifications que donne la notice. D'abord, assurez-vous que le circuit d'eau n'est pas vide en actionnant la fonction vapeur, ce qui le réamorce. Ensuite, contrôlez que les buses de sortie du café ne sont pas obstruées : on les dégage avec un chiffon ou la pointe d'un cure-dent. Vérifiez aussi que le réservoir est bien enfoncé et que le groupe d'infusion est verrouillé après un nettoyage. Une mouture réglée beaucoup trop fine peut également bloquer l'écoulement : ouvrez alors d'un cran, broyeur en marche.
Peut-on utiliser du café déjà moulu avec la Magnifica Start ?
Oui, la machine dispose d'un entonnoir prévu pour le café moulu, pratique pour un déca ponctuel sans vider le bac à grains. Deux précautions : utilisez une mouture destinée à l'expresso, sous peine d'obtenir une tasse claire et aqueuse, et respectez la dose indiquée par la notice. Cet entonnoir a aussi la mauvaise habitude de se boucher s'il n'est pas nettoyé de temps en temps, ce qui donne des cafés courts et pâles sans autre symptôme apparent. Un coup de pinceau régulier suffit.
L'entretien de la Magnifica Start est-il compliqué ?
Non, c'est même l'un de ses atouts. Le groupe d'infusion est amovible : on le déclipse, on le rince sous l'eau tiède sans savon, et on le remet. Au quotidien, on vide le bac à marc et le récolte-gouttes, et on laisse la machine faire son rinçage automatique à l'allumage. Ajoutez un rinçage hebdomadaire du groupe et un détartrage régulier selon la dureté de votre eau, et elle tiendra des années sans histoire.
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